Accueil Date de création : 08/11/08 Dernière mise à jour : 10/07/05 18:08 / 1292 articles publiés
 

Quand le diable s'en mêle !  (SA NOUVELLE DU JOUR) posté le mercredi 21 avril 2010 02:21

Le Diable !

Une des chansons de Jacques Brel

Que je préfère !

Visionnaire ! 

Toujours d'actualité !

Extraordinaire de lucidité caustique ...

Et mordante !

Un bijou !...

Quand vous aurez bien écouté ...

Ben pour suivre ... 

Lisez !!!

Vous comprendrez !...

 

Quand je vous disais ...

Que tout se vend ...

Que tout s'achète ...

Vous verrez !...

 

 

7.500 acheteurs sur internet

Ont involontairement vendu leur âme

 

 

Paru le 2010-04-16

 

Royaume-Uni

Des milliers de clients d’un site web de jeux et consoles vidéo ont vendu leur âme sans même s'en rendre compte, en acceptant sans les lire les conditions de vente du site.

 


Le site internet britannique GameStation a ajouté une clause dans son contrat de vente en ligne : celle indiquant que les acheteurs consentent à donner leur âme en échange d'une vente.

Bien que les acheteurs en question avaient la possibilité de cocher une case stipulant le retrait immédiat de cette clause de leur contrat de vente, très peu l’ont fait. Au contraire, 7.500 personnes ont accepté cette clause qui leur aurait rapporté un bon d'achat de cinq livres s'ils la refusaient.

La
boutique en ligne a expliqué avoir mis en place cela afin de prouver que 88% des clients et internautes en général, ne lisent pas les termes et conditions des contrats de vente en ligne avant de faire leurs achats.

Les dirigeants de GameStation ont toutefois précisé qu’ils ne feraient pas valoir leurs droits concernant l’âme de leurs clients.

 

 

Encore une chance on va dire !!!... 

Je me demande toujours bien comment ils s'y seraient pris d'ailleurs ... 

Enfin tout ceci pour vous faire comprendre non seulement combien les gens sont stupides vraiment hein, ils sont capables de signer leur acte de mort sans s'en rendre compte, mais pour dire aussi que tout de même, la notion de l'âme, le jour d'aujourd'hui, ben ça ne pèse plus vraiment son poids comme je vois ... 

 

Je vous laisse cogiter !?

M'direz quoi oui ?

A plus tard et merci d'y être venu voir !

Mandragaure

Confondue la fille !...

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Les clés du désastre !  (SES Z-HUMEURS) posté le mercredi 21 avril 2010 01:21

 

 

Pour que vous preniez bien conscience de ce que représentaient ces clés vendues aux enchères comme si de rien n'était, je vous colle là un clip qui reprend des photographies d'époque ainsi qu'un bout du premier film qui fut tourné relatant la catastrophe  ... 

La musique, pour moi magnifique, est celle du film Titanic si connu ...  Avec Kate et Léonardo ...

 

 

Ainsi donc !!!

 

Tout s'achète ...

 

Et tout se vend pas ???

 

Mais quel monde s'il vous plaît !!!

 

Lisez !...

 

 

 

 

La clé

 

Qui aurait pu sauver

 

Le Titanic du naufrage

 

Est vendue aux enchères

 

 

 

 

Paru le 2010-04-19

 

 


 

La clé qui ouvrait la boîte renfermant les jumelles du Titanic est mise aux enchères.

La vente pourrait atteindre les 70.000 livres sterling (79.000 euros).

 

Faute de sonar, le seul moyen de détecter les obstacles en 1912 étaient des jumelles.

Si le Titanic en était pourvu, l'instrument de veille se trouvait dans un coffre fermé à clé.

Cette clé appartenait à David Blair, le 2e officier du paquebot. Quittant ses fonctions juste avant le voyage fatal, et donc le navire, il avait oublié de remettre la clé à son remplaçant, Henry Wilde.

S'en apercevant après le départ, le 15 avril 1912, il décida de garder la clé en souvenir.

L'enquête révéla que des jumelles auraient pu sauver le navire, selon les propos de l'un des veilleurs, Fred Fleet, qui survécut. Faute d'instrument, les veilleurs furent contraints de se fier à leurs seuls yeux. Il ne firent donc l'iceberg devant eux que bien trop tard. Le bateau coula lentement et 1517 personnes périrent dans l'accident.

 

Bien des années plus tard, David Blair légua finalement la fameuse clé à sa fille Nancy, qui en fit don dans les années 1980 à la Société des gens de mer britannique et internationale.

Cette clé, ainsi qu'une lettre écrite par David Blair à sa sœur, dans laquelle il exprime son désarroi de ne pas faire partie du voyage, sont mises aux enchères demain.

La clé du nid de pie avait été vendue pour 90.000 livres sterling (environ 102.000 euros) en 2007. La seconde clé devrait atteindre une somme équivalente.

 

Enfin bon, moi j'en reste quand même comme deux ronds de flan j'vous l'dis !!! 

Quelle indécence !!!

 

 

J'vous laisse avec ça !

Cogitons !

Ca l'mérite non ?

 

Merci de vos visites !

 

 

Mandragaure

 

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Cendres Volcaniques  (SES IMAGES HISTOR'IK) posté le mercredi 21 avril 2010 00:41

 

 

Cliquez sur la photographie ...

 

 

Et bon voyage les amis !

 

 

 

Le volcan

 

Eyjafjallajokull

 

 

Il est question de s'entraîner hein ...

Pour prononcer ça correctement !

 

 

Dans le sud de l'Islande

 

Le volcan envoyait ...

 

Dans le ciel ses cendres ...

 

Peu avant le coucher du soleil

 

Le vendredi 15 avril 2010

 

Une épaisse couche de cendres a

 

Littéralement blanchit le sol Islandais

 

Et ses campagnes ...

 

 

 

Toute l'Europe en a été affectée ...

 

Et comme chacun sait ...

 

Surtout son ciel qui pour le coup ...

 

Fût exempt d'avions !!!

 

Tranquille quoi !!!

 

 

 

C'est pas ça hein ...

 

Moi je n'ai rien vu !...

 

Ni de cendres ...

 

Ni de nuages cendrés ...

 

Mais bon !...

 

On ne m'a rien demandé non plus !

 

 

 

 


 

Plaisir de vous les offrir ...

 

Ces photographies ...

 

Elles sont, vous verrez ...

 

 

On ne peut plus explicites !

 

 

 

 

C'était "graag gedaan"

 

 

Comme on dit en néerlandais !

 

 

 

Mandragaure

 

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" La forme " Yyeeeaaaa !!! ...  (SON ROCK ALTERNATIF) posté le lundi 19 avril 2010 10:27

 

 

 

J'adore moi !

J'adore Krafwerk moi !!!

J'vous l'ai déjà dis je sais ...

N'empêche ... 

Je m'répète alors !

 

 

Et celui-ci je le vénère !!!

Sais pas pourquoi ...

N'est pas plus spécial qu'un autre ...

Ni même mieux non ...

 

* * * * *

 

Mais c'est le "Peps" tiens !

 

 

" La Forme "

 

 

*  *  *  *  *  *

 

Inspiration Expiration

 
Contraction Decontraction

 
Ventilation Rotation

 
Extension et Flexion

 
Preparation Musculation

 
Concentration et Condition

 
Regeneration Relaxation

 
Hydratation Alimentation

 

*  *  *  *  *  *

 

La forme

 

*  *  *  *  *  *

 

 

 

 

Ayez tous la forme en ce lundi !!!

 

 

 

Soyez bien !

 

* * *

 

Partagez !

Echangez !

Découvrez !

Avancez !

Ecoutez !

Pensez !

Vivez !

Donnez !

Riez !

Evoluez !

Comprenez !

Cogitez !

Progressez !

 

* * *

 

Aimez aussi !

Aimez surtout !

Aimez vous !

Aimez autour de vous !

 

 

 

 

J'écrivais ici même hier ...

Dans un commentaire ...

Ceci :

 

 

 

 

La lutte ...

Est le degré premier de la liberté !

 
Le courage ...

En est le degré second !

 
La persévérance ..

En est le couronnement !

 

 *  *  *


Mais sans union ...

Point de force !

 

*  *  *

 

La haine ...

Donne de l'énergie aux êtres faibles ...


L'amour ...

Donne de la puissance aux êtres forts !...

*  *  *

 

C'est une équation naturelle !

Pratiquons la sans retenue !

 


 

 

*  *  *  *  *  *

 

Soyez !

Vous même !

En tout et partout et pour tout !

Avec tout et avec tous !

 

*  *  *  *  *  *

 

 

Et quoi que vous fassiez ...

Faites le bien !

Et mettez-y ...

 

*  *  *  *  *  *

 

La Forme !

 

*  *  *  *  *  *

 

 

 

Sincèrement vôtre !

 

*  *  *  *  *  *

 

Mandragaure

 

En foooorme !

 

 

*  *  *  *  *  *

 

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"Le Dormeur du Val"  (SES LECTURES) posté le lundi 19 avril 2010 01:50

 

 

Avant de lire la suite

Suivez la lecture du poème ...

 

 

 

 

Arthur RIMBAUD  

(1854-1891)

 

 

 

 

Le dormeur du val

 

 

C'est un trou de verdure

Où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant

Dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l'herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort.

Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille.

Il a deux trous rouges au côté droit.

 

 

 

Voici la suite ...

 

 

 

 

Rimbaud adulte

La photo retrouvée

 

 

 

 

Rimbaud adulte, à Aden

 

 

 

Etonnant n'est ce pas ?

 

On croirait voir Mesrine !!!

 

 

 

 

Moi je peux vous dire que j'ai eu un fameux choc

A la voir cette phtotographie !

 

 

 

 

Cent vingt ans après sa mort, Rimbaud nous regarde enfin au fond des yeux.

Et, il faut bien le dire, ses yeux bleus, «gênants à force d'être clairs », disait l'un de ses amis, dégagent une dureté de « petite frappe » ardennaise...

Cette photographie inédite, que L'Express vous propose de découvrir en avant-première, est, de loin, la plus nette des cinq désormais connues du poète adulte.

Elle a été récemment découverte par deux libraires parisiens, Alban Caussé et Jacques Desse, au fond d'une caisse contenant un lot de clichés ayant appartenu à Jules Suel, commerçant d'Aden qui finança les ventes d'armes de Rimbaud.

Elle a été prise là-bas, entre 1880 et 1890, sur le perron de l'hôtel de l'Univers. Aucun nom ne figure au verso du cliché (9,6 x 13,6 cm), mais les recoupements méticuleux, établis par les deux libraires et le grand rimbaldien Jean-Jacques Lefrère, ne laissent guère de doute quant à l'identité de l'homme assis à droite.

La pointe un peu décentrée de l'implantation capillaire, les deux méplats sous la lèvre inférieure, la petite moustache, la forme générale du visage sont comme « l'empreinte digitale » du poète, selon Lefrère. Le dernier cliché du poète, vendu en 2007, s'était envolé à 75 000 euros chez Sotheby's ...

 

Par exemple !!!...

 

 

Rimbaud d'outre-tombe

 

 

 

 

Rimbaud (2e en partant de la droite)

 Al'hôtel de l'Univers d'Aden, entre 1880 et 1890.

 

 

 

C'est une première dans l'édition : la publication de la correspondance échangée après la mort de l'auteur du Bateau ivre par des proches, des écrivains et même des explorateurs.

Où l'on assiste à la naissance d'une légende.

C'est la revue La Plume qui, la première, révèle le "scoop" : "Nous avons le triste devoir d'annoncer au monde littéraire la mort d'Arthur Rimbaud. Il a été enterré ces jours derniers à Charleville.

Son corps a été ramené de Marseille. Sa mère et sa soeur suivaient SEULES le convoi funèbre.

Au prochain numéro, détails complets." Ce mardi 1er décembre 1891, la disparition de l'auteur du Bateau ivre n'occupe encore que trois maigres lignes dans la presse. Pourtant, cet enterrement intime d'un poète, qui n'a pas vendu le moindre exemplaire de son vivant, marque moins la fin d'une destinée que la naissance d'une légende.

Dans les jours, les mois et les années qui vont suivre, une nuée de poètes, faussaires, parents, anciens compagnons de beuverie, explorateurs abyssins, sans même parler d'un célèbre amant, vont dessiner les contours du Rimbaud que nous connaissons aujourd'hui. C'est cette métamorphose que dévoile l'incroyable recueil intitulé Sur Arthur Rimbaud. Correspondance posthume 1891-1900, qui sort aujourd'hui.

Après un premier volume de Correspondance "anthume" du poète, paru en 2007, les éditions Fayard et le grand rimbaldien Jean-Jacques Lefrère se sont en effet lancés dans une entreprise folle et, semble-t-il, sans équivalent dans la littérature mondiale : publier l'intégralité des lettres échangées par des proches, des hommes de lettres et des témoins, à propos d'un poète, Rimbaud, à compter du jour de sa mort.

Le résultat, une somme de 1 200 pages, parfois anecdotique, souvent émouvante, toujours instructive, est fascinant.

Chose rare, on y voit une postérité se construire sous nos yeux. Le "casting" de ce premier volume de Correspondance posthume (1891-1900) - au moins deux autres devraient nous mener jusqu'aux années 1930 - est éblouissant : Verlaine, bien sûr, mais aussi Maurras et Jaurès, Mallarmé et Gide, Claudel et Valéry...

 

 

"Il régnait sur une peuplade de nègres"

 

 

 

Pourtant, au milieu de toutes ces sommités des lettres parisiennes, la vraie "révélation" de ce volume est une jeune Ardennaise inconnue : Isabelle Rimbaud, soeur cadette d'Arthur.

Cette provinciale dévote, sanglée dans de rigides robes corsetées, a assisté à l'horrible agonie de son frère, à Marseille. Elle en a définitivement gardé l'image d'un "saint", qui se serait tourné vers Dieu avant de s'éteindre.

Première légende, qui a toujours laissé les anciens amis de Rimbaud perplexes.

Qu'importe, l'inflexible Isabelle va vouer son existence à la propager. Entreprise titanesque, car, avec l'annonce publique de la disparition du poète de Voyelles, ressurgissent nombre de rumeurs sur ses frasques : il aurait été communard, avait la sale habitude de saccager les appartements de ses amis artistes parisiens, avait le vin mauvais, aurait brisé le ménage Verlaine, "régnait sur une peuplade de Nègres" en Afrique et, même, se livrait au trafic d'esclaves ! Sans parler de Remy de Gourmont, qui compare la beauté du style rimbaldien à celle d'"un crapaud congrûment pustuleux"...

 

 

La gardienne du temple ne laisse rien passer.

 

 

 

"En fait de biographie, je n'admets qu'un thème : c'est le mien ; je réfute tous les autres comme mensongers et offensants", décrète-t-elle le 3 janvier 1892. La voilà donc, à coups de missives admirablement composées (c'est de famille...), qui fait saisir Reliquaire, une édition pirate des poèmes de son frère, parue - incroyable hasard... - le jour même de sa mort, obligeant l'indélicat éditeur à prendre la fuite à l'étranger ; fait dire des messes pour le repos de l'âme d'Arthur en la chapelle des capucins de Harar ; tente de récupérer quelques bénéfices sur une cargaison de "batteries de cuisine" (!) que Rimbaud vendait dans le désert, avant d'apprendre qu'elle fut abandonnée à la rouille et aux rats...

Tant de dévotion ne pouvait qu'être récompensée par un "miracle".

Un homme de lettres et fervent rimbaldien, au pseudonyme ridicule - Paterne Berrichon - va s'éprendre d'Isabelle, au terme d'un échange épistolaire. Petit détail : il ne l'a jamais vue ! "Le physique de Mademoiselle Isabelle est nécessairement beau", balaie-t-il (à tort, il faut bien le dire...) dans sa demande en mariage à la très raide Vitalie Rimbaud, la "Mother", comme la surnommait le poète, qui n'avait eu de cesse de s'en éloigner par ses fugues à répétition.

Et voilà Vitalie, inquiète de l'irruption de cet écrivaillon pacifiste au casier judiciaire fourni, s'enquérant de la moralité de l'impétrant auprès de Mallarmé ! Le prince des poètes la rassure sur la "droiture" de l'homme. Le mariage est célébré en 1897. Berrichon sera désormais le "beau-frère posthume". Rimbaud, plus fort que Meetic...

 

 

Un explorateur tout autant qu'un écrivain

 

 

 

Dès lors, le couple Berrichon va se livrer à ce que Jean-Jacques Lefrère appelle ses "berrichonneries". On caviarde les lettres d'Arthur, on laisse entendre que l'honnête commerçant Rimbaud jouait un rôle diplomatique de première grandeur dans la corne de l'Afrique, entre le Négus, les Italiens et les Anglais, qu'il ruisselait de charité à l'endroit des indigènes, etc. Bref, un croisement entre Lawrence d'Arabie et le père de Foucauld.

La réalité était tout autre.

L'un des mérites de cette Correspondance posthume est de faire remonter une à une à la surface les lettres poignantes du poète perdu à Aden.

 

 

On y découvre un Rimbaud

Aux "cheveux blancs"

 

 

 

Bien éloigné de l'icône romantique qui figure sur les tee-shirts des adolescents d'aujourd'hui : "Ce sera peut-être alors le moment de ramasser les quelques milliers de francs que j'aurai pu épargner par ici et d'aller épouser au pays, où l'on me regardera seulement comme un vieux et où il n'y aura plus que des veuves pour m'accepter !" gémit-il d'Aden, en 1884.

Le plus stupéfiant, peut-être, vu de 2010, est de découvrir qu'à sa mort Arthur Rimbaud est considéré tout autant comme un "explorateur" que comme un écrivain.

"Plus connu comme poète décadent que comme voyageur", semble presque s'étonner la Société de géographie, dans un hommage rendu quelques jours après sa mort.

Mais un aventurier qui ne tenait pas en place : "J'aurais plutôt songé à fixer une étoile filante", témoigne, en une formule magnifique, son ancien patron à Aden, Alfred Bardey. Et ce sont ces deux facettes du personnage - le "poète" et le "colonisateur" (sic) - que veut honorer une statue érigée, en 1901, face à la gare de Charleville-Mézières, en l'honneur de Rimbaud.

On suit ici pas à pas les aléas de la souscription - que de difficultés pour réunir ces pauvres 1 500 francs ! - et la conception de la sculpture - le nez ne devrait-il pas être plus rond ? Plus grand ? etc. - due à l'inévitable Berrichon...

Autre sujet d'étonnement : contrairement à l'idée reçue, voulant qu'il faudrait attendre les surréalistes pour que l'auteur des Illuminations accède enfin au statut de génie poétique, on découvre qu'une légion d'écrivains éclairés le vénère déjà au lendemain de sa mort. Etrangement, le premier à lui consacrer un long article s'appelle... Charles Maurras !

Six semaines à peine après sa disparition, le futur chantre de l'Action française loue ce "mauvais garçon et bon poète". Au passage, en une pique lourde de sous-entendus, il ne peut s'empêcher d'ironiser sur Verlaine, coupable d'avoir écrit de Rimbaud qu'il avait des "jambes sans rivales"... "Idiot !" répliquera vertement l'auteur des Fêtes galantes, qui, dit-il, faisait référence aux qualités de marcheur infatigable de l'"homme aux semelles de vent".

Mais déjà, par-delà ces polémiques, dans des lettres enfiévrées, la jeune génération des Gide, Valéry, Claudel s'échange le nom du poète ardennais comme un talisman.

En ce siècle finissant, Arthur est si présent dans les esprits qu'il en finirait presque par ressusciter. Sa mère, Vitalie, le croise même un beau jour à l'église de Charleville : "Je vois poser sous mes yeux contre le pilier une béquille, comme le pauvre Arthur en avait une. Je tourne la tête, et je reste anéantie : c'était bien Arthur lui-même", raconte-t-elle à sa fille le 9 juin 1899, dans une lettre hallucinante. Las ! La "Mother" a été victime d'une vision...

Décidément, rien n'aura été épargné à cette mère, déjà considérée comme la rabat-joie en chef de l'épopée rimbaldienne : si l'on en croit une lettre du 20 mai 1900, elle a dû, de ses propres mains, sortir les ossements et la "chair pourrie" de sa fille aînée de son cercueil, avant d'en faire de même avec son "pauvre Arthur", aux fins de les disposer dans un nouveau caveau. Les correspondances posthumes sont parfois macabres.

 

 

 

 

La photo de Rimbaud adulte

Est déjà vendue

 

 

 

Un acheteur français s'est présenté jeudi 15 avril au stand des Libraires Associés, au salon du livre ancien, au Grand Palais, pour acheter la fameuse photographie de Rimbaud, qui y était exposée.

Ni l'identité de ce "rimbaldien", ni le prix - on murmure néanmoins qu'il pourrait dépasser les 100 000 euros - n'ont été rendus publics.

Pour ce montant, l'acheteur a non seulement acquis le cliché de Rimbaud, mais aussi le lot complet dont il est issu - une trentaine de photographies anciennes d'Aden, dont l'une, étonnante, montre le cercueil de l'explorateur anglais David Livingstone sur un bateau.

Le très actif Musée Arthur Rimbaud de Charleville-Mézières souhaitait acheter la photo du poète et avait même demandé un coup de pouce au ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand, en ce sens.

Sans succès.

Le ministre est néanmoins passé admirer le cliché, sur le magnifique stand que les libraires Alban Caussé et Jacques Desse avaient dressé en l'honneur de cette pièce unique.

Des centaines de curieux et de professionnels se sont pressés tout au long de la soirée de vernissage pour l'admirer, en une scénographie et une ferveur qui rappelaient un peu celles du mausolée de Lénine, à Moscou...

 

 

Sources : 

 

 

 

 
Arthur Rimbaud, âgé de 17 ans,
photographié par Etienne Carjat./DR

 

 

 

Et voilà ... 

Il m'importait de vous informer de cela ...

Qui me chagrine un peu ...

J'aimais ses frousfrous et ses silences ...

Voilà qu'à présent il me faut promener dans mon esprit ce visage taillé de granit, et ce regard dur d'un poète marchand d'armes et maître d'esclaves noirs ...

 

 

Etrange destinée de poète ...

 

A une autre fois ...

 

Mandragaure

 

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